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Blog d'informations sur la région d'ermioni. (grèce) Retrouvez des articles complets et des centaines de photos pour vous faire découvrir la magie de cette région.

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Palla d'oro "Mes articles sur Crètes après mon voyage (3/11)"

 

Palla d'oro
"Mes articles sur Crètes après mon voyage (3/11)"

La Crète : de la palmeraie de Vai à Sitia - Grèce

Nous décidons d’aller pique niquer sur la plage de Vai, située au Nord-Est de la Crète, non loin de Moni Toplou et de la ville de Sitia, capitale de l'éparchie qui porte son nom.

Elle est célèbre pour sa palmeraie que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Grèce, un curieux caprice de la nature. On dit qu’elle aurait poussé dans l’antiquité à partir de dattes ramenées par les marins phéniciens ou par des soldats de Ptolémée. C’est là que, dans la mythologie grecque, Europe enlevée par Zeus sous la forme d’un taureau blanc, aurait abordé.

La plage est belle, presque déserte, à l’exception de quelques familles en ce mois d’avril. Nous la découvrons sous la pluie, qui cesse bientôt, pour laisser place à un doux soleil. Il paraît - et on imagine aisément pourquoi - qu’elle est envahie par les touristes l'été. Quelques enfants se mettent d’ailleurs à l’eau. Nous regrettons n! ous aussi de ne pas avoir amené nos tenues de bain. Nous passons un bon moment de détente puis en route pour Moni Toplou.

La forteresse de Moni Toplou, ou Monastère aux Canons, est un moment clef de la visite de l'éparchie de Sitia. De l’extérieur le monastère est peu accueillant, très imposant avec ces murs fortifiés. A l’entrée se dresse un moulin blanc. On pénètre ensuite dans une cour calme et coquette qui fait oublier l’impression première. Refermée sur elle-même, à l’abri, elle présente un bâtiment en pierres rehaussé par deux étages aux murs blancs, fleuris de géraniums roses. Sur la gauche une petite chapelle à la façade de pierres qui est le seul vestige du monastère originel construit au XIV siècle et qui fut par la suite reconstruit et fortifié au XVI° siècle.

A l’intérieur, une fresque de l’artiste crétois du XVIII° siècle, Ionnis Kornaros, dépeint la grandeur de dieu (Megas et Kyrie). Cette fresque vivement colorée contient un grand nom! bre de personnages répartis en une soixantaine de scènes repré! sentant chacune un verset de l’Epiphanie. Elles sont peintes avec un souci du détail, une minutie extrême. Au-dessus, se tiennent le Père, le Fils et le Saint Esprit, la Trinité couronnée par toute une multitude d’anges. Au centre, le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste. Plus bas, la vierge Marie tient son fils sur ses genoux. Celui-ci serre dans sa petite main gauche un globe terrestre. Marie retient Eve par la main tandis qu'Adam se tient debout devant un pommier. En dessous, le Christ reconnaissable à son auréole marquée d’une croix rouge, descend chercher les âmes de ceux qui, n’ayant pas reçu le baptême, se trouvent dans les Limbes. Là, dans la partie inférieure de l’oeuvre, Jonas sort du ventre de la baleine, ici les Hébreux conduits par Josué traversent le Jourdain...

On ne s’arrêterait pas de contempler cette icône de grande taille, à la recherche du moindre détail. Le trait est d’une grande finesse et l’on sent la ferveur de l’artiste qui laisse libre c! ours à son imagination et à sa foi pour broder un histoire à la gloire de Dieu. D’autres fresques et icônes complètent la visite de Moni Toplou, qui mérite vraiment le détour...

En repartant de Moni Toplou, nous longeons la côte en direction de Sitia. Le paysage côtier, avec ces points de vue sur la mer, est d’une indescriptible beauté. Nous arrivons à Sitia, une jolie ville étagée en gradins autour de son port où nous faisons, en cette fin de journée, une halte rapide. Les petites maisons colorées, les églises, offrent un spectacle charmant. C’est une station balnéaire qui a beaucoup de succès mais qui est déjà un peu trop touristique à mon gré.

Retour à Hiérapétra. A l’hôtel, au début du repas, le serveur qui conmmence à bien nous connaître, nous demande où nous sommes allés. Quand il apprend que nous avons visité Sitia, il s’anime. C’est sa ville natale. Il ne tarit plus d'éloges, nous explique sa beauté, nous apprend que c’est une de plus importa! ntes villes de la Crète (la sixième, en fait), réputée dans t! out le p ays pour sa douceur de vivre. Pour finir, comme nous hésitons, il nous conseille de choisir un vin de Sitia, le meilleur de Crète, d’après lui. Oui, c’est vrai, il est bon.
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